Mardi 26 juillet 2011
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Alexandre Le Grand, a laissé son nom à travers le temps pour avoir bati l'un des plus grands empires de l'Histoire. Il est même évoqué, d'après une partie des savants, à plusieurs reprises dans
Le Coran sous le nom de Dhou al-Qarnaïn.
" lls t'interrogeront au sujet de Dhou al-Qarnain. Dis : je vais vous raconter une histoire qui le concerne. Nous avions affermi sa puissance sur la terre et nous l'avons comblé de
toutes sortes de biens. Il suivait son chemin" (S. XVIII, 83, 84, 85).
Sur le point de mourir, Alexandre convoqua ses généraux, et leur communiqua ses dernières volontés, ses trois ultimes exigences:
1 - Que son cercueil soit transporté à bras d'homme par les meilleurs médecins de l'époque.
2 - Que les trésors qu'il avait acquis (argent, or, pierres précieuses...) soient dispersés tout le long du chemin jusqu'à sa tombe.
3 - Que ses mains restent à l'air libre, se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous.
L'un de ses généraux, étonné de ces requêtes insolites, demanda à Alexandre quelles en étaient les raisons.
Alexandre lui expliqua alors ce qui suit :
1 - Je veux que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que, face à la mort, ils n'ont pas le pouvoir de guérir.
2 - Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas...
3 - Je veux que mes mains se balancent au vent pour que les gens puissent voir que, les mains vides nous arrivons dans ce monde, et les mains vides, nous en repartons quand s'épuise pour nous le
trésor le plus précieux de tous: LE TEMPS.
En mourant, nous n'emportons aucun bien matériel avec nous, bien que les bonnes actions, je pense, soient une espèce de chèques de voyage.
«LE TEMPS» est le trésor le plus précieux que nous ayons parce qu'il est Limité.
Nous pouvons produire plus d'argent, mais pas plus de temps.
Quand nous consacrons du temps à quelqu'un, nous lui accordons une portion de notre vie que nous ne pourrons jamais récupérer, notre temps est notre vie.
LE MEILLEUR CADEAU que tu puisses donner à quelqu'un est ton temps et accorde-le TOUJOURS à ta famille, à tes vrais amis, et à ceux que tu aimes.
Cependant concernant Dhou al Qarnain il y a de nombreuses divergences donc rien ne PROUVE que c'est bien Alexandre Le Grand. Seul Dieu sait vraiment...
L'identité de Dhoul Qarnayn (littéralement : “l'homme aux deux cornes”) n'est pas explicitée dans le Coran, qui, s'il est toujours d'une extrême exactitude historique dans ses récits, est plus attaché aux leçons qui se dégagent de ces récits qu'à leurs détails chronologiques ou géographiques. Des savants musulmans se sont cependant efforcés de découvrir de qui il s'agit.
Selon une opinion malheureusement très répandue, il s'agirait d'Alexandre de Macédoine, dit le Grand. Il est vrai que, à l'instar du Dhoul Qarnayn du Coran, Alexandre avait conquis un territoire immense. Le problème c'est que Alexandre ne répond pas du tout aux qualités de monothéiste et de juste que le récit coranique attribue au personnage de Dhoul Qarnayn. En effet, Alexandre était polythéiste, et il lui arrivait d'être assez cruel. Cette opinion, bien que répandue, est donc erronée.
Dhoul Qarnayn : non pas Alexandre de Macédoine, mais Cyrus II le Perse
Une autre opinion existe à laquelle va ma préférence. C'est celle du savant musulman indien As-Seoharwi (cf. son ouvrage Qassas ul Qur'ân, tome 3 pp. 121 à 171), dont les recherches sérieuses et documentées (50 pages consacrées à ce seul point) montrent que Dhoul Qarnayn est Cyrus II, dit le Grand, qui régna sur les Mèdes et les Perses de 556 à 530 approximativement avant le début de l'ère chrétienne. Les éléments qui suivent sont tous basés sur la recherche de As-Seoharwi.
Cyrus II adorait Dieu l'Unique (Ahura-Mazdâ, selon le culte monothéiste que Zoroastre avait prêché en Iran). Le titre de "Dhoul Qarnayn" — l'homme aux deux cornes — est dû au fait qu'il avait réuni en - 550 le commandement des Perses et des Mèdes.
En - 547, Cyrus II conquit la Lydie à l'extrême ouest de la Perse ("il avait atteint le Couchant" - Coran 18/ 86).
En - 546, il dut revenir pacifier de nombreuses tribus en Bactriane, à l'extrême est de la Perse ("le Levant" - Coran 18/ 90).
En - 539, il conquit Babylone. Tout ceci est bien connu des historiens.
A cela il faut ajouter, en se basant sur le témoignage du récit coranique (18/ 92-93), qu'il est certain que Cyrus II se soit rendu également plus au nord, jusqu'en Ciscaucasie, où il bâtit le Mur. Cela n'est historiquement pas impossible, car, selon Pierre Briant, "il serait totalement illusoire et vain de prétendre reconstituer les campagnes de Cyrus" ; de plus, "les dix dernières années du règne de Cyrus sont incroyablement mal connues." (Histoire de l'Empire perse, Fayard, p. 50 et p. 60 respectivement.)
Les leçons du récit de Dhoul Qarnayn
Si le Coran est comme toujours d'une extrême exactitude dans les données historiques qu'il mentionne, il n'explicite pas tous ces détails. Pour le Coran, c'est le message qui reste l'essentiel. Et celui qu'il nous délivre à travers ce récit est tout à fait adapté aux époques moderne et contemporaine. Les moyens et les outils techniques, nous montre ce récit, sont souhaitables sans être des buts en soi. Ils doivent être utilisés pour le bien-être de l'humanité et non pour asservir les hommes qui en sont démunis. C'est ce qui ressort du comportement exemplaire de Cyrus, qui utilisa les moyens et la puissance qu'il détenait pour le bien-être d'un peuple dépourvu et "ne comprenant presque pas ses propos", et qui alla jusqu'à décliner leur proposition de le rémunérer pour ce service (Coran 18/ 93-95) !
Pour qu'il arrive à utiliser lui aussi ses puissants outils à ces nobles et élevés objectifs, l'homme d'aujourd'hui doit développer en lui la conscience permanente que c'est Dieu qui lui a octroyé ces moyens (18/ 95) et non pas sa propre puissance, et que tout ce qu'il fabrique et réalise n'est qu'un effet "de la Miséricorde de Dieu" (18/ 98). Il doit se rappeler que, aussi robuste soit-elle, son œuvre n'est que temporaire, vouée à la destruction "lorsque viendra la Promesse de mon Seigneur" (18/ 98).
Petite critique: faut toujours s'informer avant de sortir une info :-p